Équipement Surv

Paris, le 09 mai 2011


M. Jérôme FOURNEL
Directeur Général des Douanes et des Droits Indirects

Objet : Équipement des agents de la branche Surveillance



Monsieur le Directeur Général,


La CFTC-Douanes souhaite vous faire part d’un problème préoccupant et qui nous semble appelé à le devenir de plus en plus.

Cette question concerne les agents de la branche Surveillance, amenés dans leurs missions de contrôle routier à prendre toujours davantage de risques.

Les agents de la Surveillance évoluent dans un contexte de plus en plus tendu au niveau sécuritaire. Leur environnement de travail évolue en parallèle avec les méthodes employées par les infracteurs, et la dangerosité de cet environnement s’accroît.

La mise en place du « « free-flow » illustre parfaitement le nouvel environnement de travail et les difficultés nouvelles et croissantes auxquelles vont se trouver confrontés les agents. La disparition progressive des points fixes de contrôle, au nom de la nécessaire fluidification des trafics commerciaux, entraînera inéluctablement une recrudescence des convois de type « go-fast », donc une adaptation de nos méthodes de contrôle, qui seront tout à la fois plus physiques, plus engagées et plus périlleuses.

La CFTC ne doute pas que nos collègues auront à cœur de relever ces défis d’un nouveau style, et de prouver que la Douane sait s’adapter aux enjeux qui lui sont prescrits. Nous ne doutons pas qu’ils mettront en œuvre toute leur bonne volonté et leur conscience professionnelle pour faire face à ces modes opératoires délictueux en constante évolution.

Ce dont la CFTC doute en revanche, c’est que les agents des Douanes soient suffisamment préparés et formés à ce nouveau type de contrôles dynamiques, pourtant appelés à se multiplier. Ce dont nous doutons également, c’est que leurs équipements actuels soient de nature à assurer les meilleures conditions de contrôle, tant au plan de l’efficacité que de la sécurité des agents.

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De plus en plus, les agents se plaignent de n’avoir pas les dotations adéquates en matière de gilets pare-balles, de lampes individuelles, de bâtons de défense, de bombes lacrymogènes ; ces équipements représentent certainement un coût, mais qu’est-ce que ce coût en regard de leur utilité directe pour la sécurité des agents ?

Nos collègues nous font part également de l’obsolescence des moyens de communication dont ils disposent, voire de leur absence, alors même que cette communication devient essentielle pour ne pas dire vitale dans le cadre des contrôles dynamiques qui leur sont assignés. Une administration d’Etat qui se veut moderne, efficace et réactive ne peut plus aujourd’hui faire l’économie de moyens de communication eux-mêmes modernes, efficaces et réactifs.

Nous sommes persuadés, Monsieur le Directeur Général, que vous avez à cœur, autant que nous, d’accompagner et de soutenir les agents de la Douane dans leur évolution professionnelle et dans leurs besoins nouveaux. Nous vous demandons d’engager dans les meilleurs délais une réflexion de fond sur le sujet, et de réunir au plus tôt un groupe de travail central informel, visant à recenser ces besoins et à y apporter rapidement des réponses concrètes.

Comptant sur l’intérêt que vous porterez à cette question, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur Général, à mes meilleurs sentiments.



Le Secrétaire Général,



Philippe JEOFFRE.